Depuis la maladie, même si elle est derrière moi, je ne fais plus semblant. Je ne peux plus. Mon corps, mon cœur, mon âme savent désormais reconnaître le faux à des kilomètres. Et je n’ai plus la force, ni l’envie, de composer avec les masques. Quand on a traversé la peur de ne pas voir grandir ses enfants, la fragilité, la solitude réelle, on ne supporte plus les demi-présences, les discours creux, les postures qui évitent la vérité. Ce n’est pas de la dureté. C’est une luc